HOEDIC, LE GRAND
LARGE TOUTE L'ANNÉE
Il n'est pas nécessaire d'aller bien loin pour
trouver l'évasion. A une heure du continent, Hoedic apparaît. Comme
une étoile de mer au raz de l'océan, comme un havre de paix. Le
long de huit kilomètres de côtes et de plages superbes, l'île,
préservée des voitures et de la pollution, offre aux curieux une
envoûtante et rare palette d'odeurs et de couleurs, de sons et
d'impressions.

Surprenante Hoëdic ! Les vendeurs de glace n'en dénaturent pas les plages, les animations touristiques sont rares.
Authentique et fidèle à ses racines, ce « cailloux » est un univers fragile et poétique.
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Alanguie sous le soleil, bercée par une brise tiède et légère, Hoedic l'été prend des allures méditerranéennes.
A l'heure où les touristes s'égayent sur les plages dépourvues de buvettes et de cabines, les rues du bourg glissent dans une douce torpeur, interrompue çà et là par quelques vacanciers venus faire leurs emplettes.

Au mouillage, les bateaux font eux aussi la sieste en tirant
nonchalamment sur leurs corps-morts.
En fin de matinée ou en début de soirée en revanche, c'est une
foule joyeuse qui se donne rendez-vous dans les rues. Certains se
pressent à la poissonnerie où scintillent les poissons pêchés du
jour, d'autres s'approvisionnent dans les commerces, tandis que
d'autres encore se retrouvent dans les cafés, avant d'aller se
restaurer, par exemple dans les restaurants de l'île.
Partout, du port jusqu'au camping, des maisons jusqu'aux rues
soudain réveillées, les rires crépitent, les conversations
s'animent, les appels raisonnent.
C'est une merveilleuse occasion de découvrir la légendaire
convivialité des Hoedicais.
Les soucis du monde s'éloignent et apparaît le bonheur des
vacances
C’est l'hiver qu'Hoedic offre son vrai visage. Au tumulte de l’été succède la sérénité de l'automne puis les tempêtes hivernales. A l’heure où les vacanciers ont retrouvé la ville, son agitation et ses tracas - tout en gardant en leur coeur un petit coin de ciel bleu - l’île reprend son souffle ancestral.
Pendant que les pêcheurs, intrépides travailleurs de la mer, partent trimer en gardant l’œil sur leur cailloux bien aimé, rares sont les touristes qui osent braver éléments pour aller arpenter les rivages abrupts de cette terre battue par les flots et le vent qui mérite alors et plus que jamais sa devise : Hoedic, contre vents et marées.

C'est pourtant en ces moments-là qu'Hoedic gagne à être connue. Pour ceux qui aspirent solitude, pour ceux qui ont une âme de poète, c'est alors que l’île se dévoile, secrète, pudique, farouche.
Quand la mer n'est qu'un blanc bouillonnement, quand le vent souffle furieux, quand même les rochers se taisent, impressionnés, c'est là qu'Hoedic apparaît. Et nous laisse entrevoir sa simple vérité qui balaie d’un seul coup toutes nos vanités. Il n'est pas nécessaire d'aller bien loin pour trouver l’évasion

Textes de J-L. Chabry